Des changements majeurs ont récemment secoué les forces armées du Cameroun et du Rwanda, laissant planer des interrogations sur les raisons de ces réorganisations militaires. Ces ajustements ont coïncidé avec le coup d’État au Gabon, qui a entraîné la mise à la retraite du président Ali Bongo Ondimba. Au Cameroun, le président Paul Biya a signé un décret nommant de nouveaux responsables au sein de l’administration centrale de l’armée, notamment dans les structures clés du ministère de la Défense. Certains observateurs se demandent si ces changements visent à renforcer la mainmise de Biya sur l’appareil militaire pour garantir sa propre stabilité au pouvoir.
Au Rwanda, le président Paul Kagame a également initié des réformes militaires significatives, en mettant à la retraite des centaines de soldats tout en promouvant des jeunes recrues dans le cadre de la sécurité nationale. Ces changements ont également vu l’ascension de nouveaux généraux pour diriger les divisions de l’armée rwandaise à travers le pays. L’un des aspects notables de cette réorganisation a été la mise à la retraite de figures éminentes de la guerre de libération du Rwanda en 1994, dont le général James Kabarebe et le général Fred Ibingira, qui ont tous deux occupé le poste de chef d’état-major de l’armée rwandaise.
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Ces réorganisations militaires, bien qu’apparemment prévues avant le coup d’État au Gabon, suscitent des questions sur les dynamiques régionales en cours en Afrique centrale. Les dirigeants de ces deux pays cherchent-ils à consolider leur pouvoir en prévision de troubles potentiels dans la région ? La proximité géographique du Gabon avec le Cameroun et le Rwanda rend ces ajustements particulièrement pertinents. Alors que la situation évolue rapidement en Afrique centrale, ces réorganisations militaires pourraient avoir des implications importantes pour la stabilité régionale et la géopolitique dans cette partie du continent africain.